Wogejwe na Yesu.

Wogejwe na Yesu.
Maintenant voici mon chant africain préféré. La semaine dernière je le fredonnais chaque matin, avant de me coucher. Il est en kiniarwanda.

* * *

Nta kindi gihesha gukiranuka
Mu b'isi no mubo mw ijuru,
Keretse kwizera ko wogejwe de
N'amaraso ya Yesu masa.

Refrain :

Wogejwe na Yesu?
Watunganijwe n'amaraso?
Har' ubgo yakwuhagij' amaraso?
Mbes' imyambaro yaw' irera'


Amaraso ya Yesu yogej' atyo
Abanduy' imitima yabo:
Ntimukererw' ahubgo mutebuke,
Mwezw' imitima yanyu neza. – R.

Umukiz' ubg' azagaruk' afite
Icyubahiro cy'ubgiza bge,
Abatari bezwa bezinjir' i we
Mu birori by' ubukwe bate? – R.

Bazatinya guhinguk' imbere ye,
Bazahinduk ubgoba busa.
Nukw iyambur' iyo myambaro mibi
Yes' akwambik' iye y'ubukwe. – R.

# Enviado em Quinta 10 Agosto 2006 19:03

Modificado em Quinta 10 Agosto 2006 19:17

Africains.

Africains.
Presque tous les dimanches je vais à la messe africaine, à l'église anglicane de la Sainte Trinité d'Ixelles. Pourquoi à la messe africaine? Certes, ce n'est pas pour la phallocratie et l'hétérosexisme de certains mecs de l'assemblée africaine, mais plutôt pour le caractère communautariste et exotique de celle-ci. Et en plus, j'apprécie énormément la douceur de c½ur des femmes de l'assemblée africaine de la paroisse.

Oui, c'est vrai, il faut pas trop se fier aux mecs. Pendant le génocide, ce sont certains hommes Hutus ''profondément chrétiens'' qui ont massacré des Tutsis. Mais bon, il ne faut pas généraliser! J'admire beaucoup Desmond Tutu, mais aussi mon parrain, qui est africain aussi!

Je reviens quand même aux femmes africaines. Elles ont – me semble-t-il – un caractère plus maternel que nos femmes. Je vois déjà comment les jeunes appellent les femmes : « Maman Jeanne, Maman Fredie, etc. » Ça me fait penser aux Vietnamiens, qui appellent toutes les femmes « mémé » (''ba''), et aux Transylvaniens qui appellent les femmes proches « tante » (''tanti'').

La femme africaine a plus de caractère. Car élever des gosses et faire de la bouffe n'est pas une honte. La femme africaine ne se laisse pas traiter d'objet. Elle n'est pas l'esclave de son mari, et pourtant sa vocation première est d'être maman. Ici, comprenons-nous bien : en tant qu'éleveuse d'enfants, pas seulement en tant que productrice d'enfants, comme on croit souvent.

Je dirais que les Africains sont dans les deux extrêmes. D'un côté je vois mon parrain, qui s'est sacrifié pour des gens qui étaient moins dans la merde que lui. Je vois combien il est croyant, affectif, et il aime son prochain, et ne saurait faire le moindre mal à quelqu'un. Je vois aussi mes copines africaines, qui sont toujours en retard (il paraît que chez eux le temps est élastique), mais sur qui je peux compter plus que sur beaucoup d'Européennes. D'autre part je vois des pays africains qui pendent les gais, et au boulot je vois des clients africains, qui ne pensent qu'à nous arnaquer. D'où ce paradoxe?
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# Enviado em Quinta 10 Agosto 2006 18:56

Si notre fils est heureux, où est le problème?

Si notre fils est heureux, où est le problème?
La photo représente la famille Sherman-Rose, qui habite à Washington DC. À gauche on a Scott (le barbu), celui qui a écrit l'article ci-dessous; à droite on a Martin; et au milieu on a Sacha, leur fils aîné. Aujourd'hui ils ont un deuxième fils, mais n'empêche! Cet article est très émouvant. Je l'ai traduit pour ceux qui sont plus à l'aise avec le français. Mais le 10 septembre ça fera trois ans depuis qu'il a été publié dans le magazine MSNBC, à la page 30.

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Titre : Si notre fils est heureux, où est le problème?

Sous-titre : Nous croyons qu'il est évident que Sacha est de loin mieux avec nous que dans un orphelinat. Certains ne sont pas d'accord.

Mon fils est tombé tout le temps. Avec ses bleus à l'½il et à la jambe, on dirait qu'il vient de subir tout juste un accident de voiture. Les uns après les autres, les gens me posaient la question : « Qu'est-ce qu'il lui est arrivé? » La meilleure réponse aurait été : « Qu'est-ce qu'il ne lui est PAS arrivé? », car il a la vie dure.

Mais puisque la réponse était compliquée, j'hésitais à donner de réponses. « Va demander à mon mec! » À un moment donné je disais à mon compagnon : « C'est quand même heureux de voir que personne ne nous accuse de maltraitance d'enfants. »

Puis un jour quelqu'un l'a fait. Sans doute, elle ne l'a pas fait par souci pour le bien-être de mon fils, mais plutôt par préjugé envers les parents.

J'avais adopté Sacha sept mois plus tôt, en Europe de l'Est. Nous étions au courant que pas tout le monde était pour l' ''adoption gaie'' en tant que telle, et cependant nous n'avions pas imaginé que les gens auraient préféré plutôt laisser cet enfant dans son orphelinat. Là, c'était pas la fête. À l'âge de 17 mois, Sacha avait le poids d'un garçon américain de 5 mois. Si la plupart des enfants commencent à marcher à 12 mois, Sacha savait à peine ramper. Il ne savait même pas balbutier ou bredouiller. L'air absent, il regardait dans le vide.

Né prématurément, 10 semaines plus tôt, et avec un poids de moins de 2 kilos, Sacha aurait pu bénéficier d'une assistance plus rapide. Mais il a passé ses premières 17 semaines à gésir tout seul dans un berceau. Il était maladif et dans le besoin. J'ai demandé à quelqu'un de ceux qui travaillent dans l'orphelinat si Sacha souriait. « Mais non; il est un enfant sérieux. » Essayez d'imaginer un enfant qui n'a jamais souri.

Quand ils manquent d'amour, les enfants deviennent tarés. Sacha vivait dans son monde. Il se foutait de tout le monde. Peu importe qui le tenait dans ses bras, nous étions tous pareils pour lui. Il laissait tomber les jouets de sa main. Quand on le laissait sortir de son berceau, il ne faisait autre chose que se coucher sur son dos et sucer son pouce. À l'orphelinat on m'a dit qu'il avait une « curiosité normale », mais je crois qu'ils voulaient dire normale pour une pierre.

Quand je suis allé avec Sacha pour voir un expert en réinsertion psychologique des enfants orphelins, il a diagnostiqué Sacha d'autisme institutionnel.

L'histoire de Sacha serait insupportable, si elle n'avait pas changé depuis qu'il est venu à la maison. Lors de son deuxième anniversaire, il riait et souriait tout le temps. De sous-nourri qu'il était, maintenant il est vraiment dodu. Il est motivé et affectif, et chaque matin il se réveille heureux.

Un logopédiste nous a dit que, vu son passé, Sacha ne saurait pas parler avant ses deux ans. Mais à l'âge de deux ans, Sacha connaissait déjà une soixantaine de mots et expressions. Il dit même « s'il te plait ».

Malheureusement, à cause de sa condition congénitale, Sacha ne sait toujours pas vraiment marcher. Mais il est motivé et essaie toujours, et nous l'encourageons. Il finit par se cogner et se faire des bleus.

Vu ces apparences, nous serions pas étonnés de voir quelqu'un appeler les autorités. Si c'était pour de bonnes raisons, ce serait le truc à faire. Mais les intentions, étaient-elles justifiées?

Les investigateurs officiels nous ont caché l'identité de la plaignante, mais des amis qui la connaissent nous ont dit de qui il s'agissait. Ils nous ont raconté comment elle avait dit qu'il devrait être affreux pour un enfant d'avoir deux papas. Ils croient que c'est ça qui l'a fait sonner chez les autorités. Mon compagnon et moi espérons que ce n'est pas vrai, mais on ne sait jamais.

Pour achever l'investigation, on a dû aller avec Sacha à l'hôpital, pour un contrôle. On y a été pour six heures. On l'a tenu debout au temps qu'il aurait dû dormir, et on l'a poussé et bousculé sans arrêt. Après que le toubib a été convaincu qu'il n'était pas question de maltraitance, les règles de l'hôpital ont exigé qu'il subît une examen squelettique complet. Ça fait que notre fils hystérique et fatigué s'est fait allonger et tordre pendant une demi-heure, et cela, sur une table en métal, pour 15 rayons X, dont il n'avait pas besoin. À deux ans, mon fils a appris comment les préjugés anti-gais peuvent – littéralement – faire mal.

Mais les préjugés anti-gais font mal à beaucoup d'enfants. Des centaines de milliers d'entre eux ont besoin d'une maison. Cependant certaines personnes aimeraient voir ces enfants dans des maisons d'accueil ou dans des centres de placement, plutôt que vivre avec deux parents du même sexe, qui les aiment. Ce n'est pas à moi de décider quelle situation devrait être la plus idiote ou la plus cruelle.

Mon compagnon et moi ne nous prenons pas pour des héros, pour avoir adopté Sacha. Nous avons vraiment de la chance, d'avoir ce merveilleux enfant. Mais n'eussions-nous pas pris de risque vis-à-vis d'un gosse qui n'avait pas l'air d'aller bien à l'époque, Sacha pourrait se trouver toujours dans l'orphelinat. Sa belle et douce lumière aurait pu se perdre. Pour celle qui nous a accusé de maltraitance d'enfant, et pour les juristes de l'État de Floride (qui récemment ont défendu la position de l'État, qui interdit l'adoption gaie, stipulant que « adopter ou être adopté n'est pas un droit fondamental »), une telle perte serait acceptable. S'ils avaient un peu de souci pour les enfants, alors déjà le beau sourire de Sacha pourrait les faire changer d'avis.
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# Enviado em Terça 08 Agosto 2006 14:11

Modificado em Terça 08 Agosto 2006 14:21

Église et lgbt.

Église et lgbt.
Le 25 octobre 2005, l'Église suédoise a approuvé la bénédiction des couples du même genre, qui sont déjà enregistrés à la commune. Cette décision est entrée en vigueur en février 2006. (Et à la commune, et à l'église, ils appellent ça «partnerskap», mais ce n'est qu'une différence terminologique.)

Explications ici.

En septembre, ce sont des prêtres et presbytides même de l'Église suédoise qui organiseront une gay pride, pour protester contre l'homophobie d'un pasteur pentecôtiste.

Regardez la photo d'à côté. J'aimerais un jour avoir part du même cadre, même scénario, mais au milieu moc mec et moi.

# Enviado em Segunda 07 Agosto 2006 00:21

Freakstock.

Freakstock.
Comme tous les ans, cette semaine-ci a lieu le festival Freakstock, organisé par les Jesus Freaks, en Suisse. Il s'agit d'un mouvement de punks chrétiens, mais qui comprend aujourd'hui les métalleux et hip-hoppeurs chrétiens aussi.

Et bon, j'ai pas su y aller; malgré mon désir...

Ce festival a commencé il y a une semaine et s'est clôturé hier soir. On attend les photos...

www.jesusfreaks.ch

# Enviado em Domingo 06 Agosto 2006 22:11