Nous avons regardé le film «Save Me» dont j'avais parlé dans un autre article. Je ne veux pas vous dévoiler le fil de l'action, mais quelques scènes.
Celle qui met sur pied le camp "ex-gay" et qui accuse les gais de projeter leur père sur les mecs, en réalité c'est elle qui a un problème, car c'est elle qui projette son fils à elle sur les gais du camp. Son fils était gai, elle l'a chassé, il s'est suicidé, et elle, au lieu des remords de conscience, elle jette sur le mort la culpabilité; pire encore, elle fonde un camp pour transformer les gais en hétéros.
Le camp est financé en partie par la paroisse du village où est installé le camp. Pour se faire voir, la gourou organise un bal dans le village, pour que les villageois croient que les gais sont effectivement devenus des hétéros et qu'ainsi ils continuent à donner du fric.
Un Latino du camp commet une tentative de suicide. Cependant la gourou ne se remet pas en cause.
Parmi les sujets du camp, deux garçons tombent amoureux l'un de l'autre. Après la tentative de suicide du Latino, ils quittent le camp, mais le camp, lui, continue de plus belle.
Un père maudit son fils sur son lit de mort, alors que le fils a tout fait pour plaire à son père, notamment en essayant de devenir hétéro. Ça ne suffit pas au vieux fodamentaliste, pour qui, même un "ex-gay" est destiné à l'enfer.
Fin heureuse pour les héros du film, drame pour les autres...









France
Belgique

oopsididitagain, Posté le jeudi 05 mars 2009 09:13
J'ai eu du mal à digérer que la fin du film laisse suggérer qu'essayer de devenir hétéro lorsqu'on est gay reste, malgré tout, un chemin tout aussi acceptable que de vivre tel que l'on est : le couple d'ex-ex-gays qui quitte le camp en serrant la gérante dans leur bras avant de partir, et qui n'essaye même pas de convaincre les autres pensionnaires de se barrer de ce miroir aux alouettes. Même le gars qui a fait une tentative de suicide reste au camp!